Présentation du Prix de la tolérance

Le « Prix de la tolérance Marcel Rudloff » est remis chaque année lors d’une cérémonie publique au cours du mois de mars, le plus près possible de la date anniversaire de la naissance de Marcel Rudloff (15 mars). Le jury fut présidé jusqu’à sa mort par Pierre Pflimlin, puis par le Professeur Jean-Marc Bischoff. Il est aujourd’hui présidé par Maître Louis Oster; c’est lui qui propose tous les ans en Conseil d’administration qui désigne en dernier recours, le lauréat au Prix.

Le lauréat aura manifesté par son action, son comportement, ses déclarations et prises de position ou tout autre agissement, des qualités exceptionnelles d’ouverture d’esprit, de sens des responsabilités, de refus de tout sectarisme, de respect des autres, de dialogue, de bienveillance et de tolérance.

Le prix peut être attribué à une personne physique ou une personne morale.

 

La tolérance a son prix, par Alain Howiller

DNA du 26 mars 1998

Il n'aurait pas aimé qu'on fête son anniversaire. Le 15 mars, il aurait eu 75 ans. Il n'aurait pas aimé non plus qu'on organise une cérémonie particulière pour rappeler aux Alsaciens que, victime d'une cruelle maladie affrontée avec un courage exemplaire, il nous avait quittés le 23 mars 1996. Pourtant comment aurait-il pu empêcher la manière dont ses amis ont décidé de se retremper dans son souvenir si vivant encore, en organisant la remise du prix de la tolérance Marcel Rudloff ?

Quel symbole que de voir que ce premier prix sera remis au Palais des Droits de l'Homme à un ancien Président de la Commission européenne des Droits de l'Homme. Le juriste, comme le membre du Conseil Constitutionnel qu'il a été, n'aurait pu qu'adhérer au choix d'un jury présidé par Pierre Pflimlin.

Maire de Strasbourg, Président du Conseil Régional, Marcel Rudloff aurait salué la cérémonie de remise du prix en relevant qu'elle avait lieu dans un Palais qui lui tint à coeur, dans cette ville qu'il a tant aimée. Ne disait-il pas à la veille des cruelles élections municipales de 1989 qu'il perdit : " Strasbourg est l'une des seules grandes villes où il fait bon vivre. Perpétuer ce bonheur et la fierté d'être Strasbourgeois, voilà le véritable enjeu ".

Membre de la Commission des lois du Sénat qu'il marqua de son empreinte, Marcel Rudloff avait l'habitude de relever " qu'il avait passé toute sa vie dans le lit du droit au service des autres et de la tolérance ".

Nous aurons l'occasion de nous en souvenir en entourant ce vendredi 27 mars Carl Aage Norgaard premier titulaire d'un prix Strasbourg, marqué par le souvenir et le respect de l'autre.

 

 

avec le soutien de :

Région Grand Est Ville de Strasbourg

et des Conseils Départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin