Le trophée du Prix de la Tolérance
Le trophée décrit par son créateur, l'artiste Freddy Ruhlmann
Construite autour d'un élément central, indispensable et non extensible, symbolisant notre univers, cette sculpture met en évidence la nécessité absolue d'une coexistence tolérante des quatre éléments anthropomorphes, étroitement liés, globalement indispensables pour assurer le fragile équilibre de l'ensemble. Eliminer, écarter, bannir ou exclure l'un d'eux déséquilibrerait la structure et hâterait de façon irréversible le naufrage moral ou physique de la construction sociétale.

La Tolérance
Fondée sur le principe de la dignité de la personne elle s'applique non seulement à nos rapports avec autrui et les groupes auxquels nous sommes intégrés mais aussi à la morale personnelle puisque celle-ci repose sur le même fondement : la valeur de la personne que nous devons respecter en nous-même comme chez nos semblables.
Du point de vue moral les rapports tolérants avec les autres peuvent se déterminer sous les quatre formes qu'expriment les notions - de justice, de charité, de solidarité et de communauté.
La justice, il ne s'agit, non de la justice rendue par une autorité sociale, mais de la justice en tant que principe moral. La notion de justice est liée, aujourd'hui, à celle d'égalité. L'égalité humaine n'est évidemment pas une égalité de fait, il s'agit d'une égalité de valeur entre les personnes.
Tous les hommes sont égaux en ce sens que toutes les personnes humaines, possédant une dignité qui leur est propre, sont également des fins en soi, et que ni les inégalités naturelles ni les hiérarchies sociales indispensables ne doivent aboutir à subordonner un être humain aux autres comme un simple moyen l'est à une fin, ni l'empêcher de réaliser, dans la mesure de ses moyens intellectuels et moraux, le plein épanouissement de ses facultés.
La justice est une charité conforme à la sagesse. La sagesse est vertu de l'intelligence. Lorsque la sagesse est intelligente et éclairée elle se traduit nécessairement en actes de justice et de tolérance.
La solidarité, qui est la synthèse des devoirs de justice et de charité, résulte, pour l'individu, des interdépendances dans lesquelles il est enserré en tant que membre du corps social.
La justice institue entre les personnes la solidarité, la charité crée une communauté, l'ensemble dynamise la tolérance et favorise la liberté.
Rien n'est plus fécond que ce qui permet aux esprits de se diviser et d'exploiter librement leurs différences quand il n'y a pas de référence commune qui les oblige à s'accorder. La tolérance reconnaît ce qu'il peut y avoir de sincère et de vrai dans tout idéal autre que le sien, encourage l'aspiration spontanée et la libre adhésion. Elle cultive l'espace vital indispensable à la survie de toutes les cultures, conforte un équilibre d'échanges indispensable, encourage le pluralisme, installe la recherche des points de contact entre les différentes visions du monde.
Freddy Ruhlmann



